Contrairement aux jeunes filles de leur âge, ces 14 jeunes filles venant de différents lycées de l’Afrique du sud ont d’autres ambitions plus pressantes que de plaire aux hommes et de devenir des fashionistas. Parmi elles, Britany Bull, Sesam Mngqengqisw, Ayesha Salle et Bhanekazi Tandwa. Elles ont ensemble, lancé un projet consistant à concevoir et à construire des charges utiles pour un satellite qui survolera l’espace, tournera autour des pôles de la Terre, scrutera la surface de l’Afrique et rassemblera puis transmettra des données qui seront utiles pour l’agriculture et la production alimentaire sur le continent. L’ensemble du projet a été mis au point par la Meta Economic Development Organization (MEDO), Organisation de développement méta-économique d’Afrique du Sud, avec l’aide de l’Université d’État Morehead aux États-Unis.

Le groupe de 14 filles est actuellement formé aux compétences essentielles par des ingénieurs satellites de l’Université de technologie du Cap Peninsula, dans le cadre des efforts visant à encourager la participation de femmes africaines dans les domaines des STEM.

L’objectif de ce projet est de construire le plus grand radiotélescope au monde, qui aidera les scientifiques à percer les mystères de certains des points les plus éloignés de l’espace. Ajoutez à cela ce à quoi ces jeunes filles semblent prêtes et cela sent le progrès.

Les données obtenues devraient être utiles pour déterminer la position actuelle du continent dans le domaine de la production alimentaire, ainsi que pour prévoir les problèmes futurs qui pourraient survenir. À l’avenir, cela pourrait éclairer la formulation de politiques agricoles susceptibles d’éviter la crise alimentaire et environnementale imminente.

Brittany Bull, élève à Pelican Park High School, estime que le satellite aidera à « déterminer et à prévoir des problèmes auxquels l’Afrique sera confrontée à l’avenir ; là où notre nourriture pousse, où nous pouvons planter plus d’arbres et de végétation et comment nous pouvons surveiller des régions éloignées. Nous avons beaucoup d’incendies de forêt et d’inondations, mais nous n’intervenons pas toujours à temps ».