La gêne s‘installe rien qu’a en parler : une fois que notre minou devient objet de gêne, impossible de vivre sa féminité dans la quiétude. Tout de même, il y a une différence de taille à faire entre l’odeur physiologique et l’odeur anormale du vagin. Je vous propose d’en savoir plus sur votre corps qui est unique et sur vos habitudes bonnes ou mauvaises qui pourraient vous aider à vous parer contre cet inconfort.

Pierrette n’est pas Pauline

Le vagin à naturellement une odeur soyons d’accord, celle ci bien évidemment est propre à chacune d’entre nous. Selon Jean-Marc Bohbot, médecin infectiologue, Directeur Médical du Centre Alfred Fournier (Paris)  » Certaines peuvent être perturbées par celle-ci, mais il faut qu’elles soient conscientes que la zone génitale est pourvue de glandes particulières qui, effectivement, dégagent des odeurs ». Ces odeurs évoluent en fonction du cycle (après l’ovulation, après la période des règles, ou en période d’excitation sexuelle).

A quel moment s’inquiéter ?

C’est clair comme de l’eau de roche, le manque d’hygiène ne peut qu’entrainer un vagin nauséabonde. Si ce n’est pas le cas, d’une infection due à un déséquilibre de la flore vaginale, causée dans la majorité des cas par la prise d’antibiotiques ou de mauvaises pratiques d’hygiène intime.

Cependant, la vaginose bactérienne est le mal qui occasionne un vagin malodorant en d’autres termes qui sent presque le poisson pourri. Aussi triste et décevant, qu’alarmant et non négligeable. La flore vaginale est colonisée par une multitude de bactéries : des « bonnes », que l’on appelle Lactobacilles et qui protègent le vagin des infections tout en maintenant son bon niveau d’acidité ; et des « mauvaises ».

« Lorsque la flore se déséquilibre, le nombre de germes « méchants » se multiplie, diminuant au passage la quantité de « gentils ». Et dans le cas de la vaginose bactérienne, qui on le précise n’est pas une infection sexuellement transmissible (IST), on retrouve généralement les bactéries Gardnerella vaginalis ou Atopobium vaginae sur le banc des accusées.

Une nouvelle flore se forme et se met à produire des amines aromatiques, des substances pestilentielles aux noms très évocateurs : cadaverine et putrescine. Le vagin dégage alors une odeur extrêmement mauvaise, similaire à celle d’un poisson pourri. Il existe aussi, la trichomonase, cette infection sexuellement transmissible non virale, qui touche hommes et femmes, est causée par un parasite du nom de Trichomonas Vaginalis. »

Elle se manifeste, entre autres, par des pertes mousseuses de couleurs jaunâtres ou verdâtres assez épaisses, parfois accompagnées d’odeurs nauséabondes (mais tout de même moins « violentes » que celles d’une vaginose bactérienne.

La vitamine C :

Réputée pour sa richesse en acide ascorbique. C’est une substance dont les propriétés antioxydantes permettent de lutter contre les infections et de diminuer les gênes. Dans un récipient, mélangez ¼ de cuillère à café de vitamine C et ¼ de cuillère à café de bicarbonate de soude. Puis, ajoutez de ½ tasse d’eau (pour info, cela va créer un effet effervescent). Ce remède est à consommer 2 fois par jour pendant une semaine. Ou simplement consommez du jus d’ananas. C’est parfait.

Le vinaigre de cidre :

C’est un antibiotique naturel qui a la capacité d’éliminer les champignons et les bactéries. On le recommande notamment pour son efficacité à contrôler l’excès d’acidité au niveau du vagin. Pour info, ce surplus d’acidité est dû aux germes qui vivent dans le vagin. Le vinaigre de cidre permet de réguler le pH sans provoquer des effets indésirables. Ajoutez 750 ml de vinaigre de cidre à l’eau de votre bain. Puis, asseyez-vous au-dessus de la cuvette pendant une vingtaine de minutes le temps que votre vagin reçoive les bons niveaux d’acidité. Rincez ensuite comme d’habitude.

Le yaourt :

Optez pour la consommation du yaourt nature qui, grâce aux germes qu’il contient, permet de récupérer le PH typique de la zone vaginale et vous débarrasse de vos odeurs incommodantes. Toutefois si l’odeur est très forte trempez un tampon dans du yaourt nature et placez-le à droite dans votre vagin. Laissez-le une heure ou deux, puis rincez. Résultat indiscutable.

Hygiène/ N’en faites pas trop :

Évitez les produits chimiques Il ne faut non plus pas faire n’importe quoi en question d’hygiène car à vouloir trop en faire vous risquez d’affaiblir votre flore vaginale comme par exemple en introduisant votre doigts à l’intérieur pour en faire la toilette. Le vagin n’a pas besoin de vous pour cela car il s’auto nettoie. Évitez aussi les produits chimiques pour votre toilette. Choisissez votre gel intime sur conseil dermatologique ou simplement en choisissant ceux certifiés et testés sous contrôle gynécologique.