Une femme doit considérer qu’elle souffre d’incontinence urinaire lorsqu’elle manifeste des pertes d’urines involontaires de jour comme de nuit. Un gros tabou existe autour de ce mal et beaucoup de personnes hésitent à tort, à consulter un spécialiste. Non traité, ce mal affecte sérieusement la vie sociale, sexuelle et professionnelle. Un œil attentif sur cet article devrait vous aider à mieux cerner la maladie et à vous parer du nécessaire si vous ou l’un de vos proches en souffre. Les femmes, les personnes âgées et les personnes souffrant de Diabète sont les personnes à risque quant à ce trouble. Il existe au moins 7 types d’incontinence urinaire dont 4 formes principales :

1- L’incontinence urinaire d’effort

Comme son nom l’indique, l’effort est le facteur principal du mal. L’urine se manifeste à cœur joie suite à un effort. Cela peut être un rire, une toux, un éternuement, ou en cas d’activité sportive et sportives. Ses origines se situent soit au niveau de traumatismes obstétricaux comme les accouchements difficiles, les carences en hormones liées à la ménopause, les efforts de poussées abdominales répétées (Port de lourdes charges, constipation chroniques) ou encore les chirurgies gynécologiques ou rectales.

2- L’incontinence urinaire par urgenturie

Dans ce cas précis, la perte involontaire d’urine se manifeste suite à un besoin très urgent d’aller uriner. Sans effort particulier, les pertes surviennent au repos ou la nuit. Les facteurs psychologiques, la consommation de médicaments (Alpha bloquants, Opioïdes) et les irritations vésicales (irritation de la vessie).

-3-L’incontinence urinaire mixte

C’est la combinaison entre l’incontinence urinaire d’effort et l’incontinence urinaire par urgenturie. Ce qui rend ici le mal plus important. On compte aussi, L’incontinence urinaire par regorgement (ou par trop plein) qui se définie par le fait un trop-plein de la vessie est trop pleine et qu’il y’a obstacle à la vidange de la vessie (prostate ou faiblesse du muscle de la vessie).

4- L’incontinence urinaire fonctionnelle

Elle se justifie par des troubles mentaux ou physiques qui empêchent la victime de se rendre à temps aux toilettes, et l’incontinence urinaire totale caractérisée par l’absence du contrôle volontaire de leur vessie (pipi au lit) car elle n’est plus capable de jouer son rôle. Tous ces cas, aussi alarmants qu’ils puissent paraître ne sont pas une fatalité et peuvent être traités si le patient et son entourage se décident à lever le voile et à se rendre chez un spécialiste.

Les solutions

Après lecture de cet article, un spécialiste est à même de vous confirmer l’origine de votre mal et vous donner le traitement qu’il faut. Néanmoins, voici des mesures préventives de bases que vous pouvez exercer chez vous pour lutter contre ce mal.

• Garder ou retrouver un poids santé

• Renforcer le muscle du plancher pelvien après chaque accouchement

• Ne pas fumer car une toux chronique peut constituer une base

• prévenir la constipation

• Surveiller sa médication car certains médicaments peuvent aggraver l’incontinence. (demander conseil à votre médecin)

• Pour éviter l’aggravation, il faut boire adéquatement (boire suffisamment mais pas beaucoup en peu de temps, réduire sa consommation d’eau le soir, ne pas boire en dehors de chez soi ou étant loin des toilettes)

• Attention aux aliments irritants comme les agrumes en cas d’incontinence d’urgenturie et éviter ou réduire sa consommation d’alcool. De café ou d’autres boissons contenant de la caféine.

• Prévenir les infections urinaires qui peuvent aussi aggraver l’incontinence Attention : L’anxiété, l’obésité, le tabagisme, l’anxiété sont les facteurs de risques pour développer cette maladie.

Aussi, L’incontinence urinaire chronique accroît le risque d’infections urinaires à répétition. Elle peut aussi causer des rougeurs de la peau qui entoure les parties génitales (allant jusqu’à des infections et des ulcères), étant donné qu’elle crée de l’humidité.