A Abidjan-Plateau, ce jeudi 11 avril 2019, Care (Coopérative for Assistance and relief everywhere) a présenté les résultats d’études lors d’un atelier de validation. Ces deux études sont relatives à la mise en œuvre des activités du projet d’autonomisation économique des femmes et des filles.

Ce projet financé par la Fondation H&M par l’entremise de Care Nederland et Care International Côte d’Ivoire, a porté d’une part sur une « Étude sur les chaînes de valeur et les filières prometteuses dans les régions du Poro, Gbêkê, Tonpki et du District autonome d’Abidjan », réalisée par l’agence d’appui au développement rural (Anader).

Et d’autre part, sur l’ « Analyse du contexte et des politiques relatives à l’entrepreneuriat féminin, réalisée par un consultant. Cet atelier de validation a consisté à recueillir auprès des partenaires intervenants dans l’autonomisation de la femme et de la jeune fille, des apports dans le but d’enrichir qualitativement les résultats de ces différentes études. D’ailleurs, le Directeur-pays de Care international, Guillaume Aguettant, a invité tous les partenaires qui interviennent dans ce projet à « échanger sur deux rapports ».

Et de rappeler que l’objectif principal de Care dans la sous-région du fleuve Mano est d’aider les femmes et les filles vulnérables, âgées de 15 à 49 ans, vivants dans les zones rurales et périurbains, à vaincre la pauvreté. Le Care qui veut réaliser l’autonomisation économique de 30 millions de femmes d’ici 2020 entend également contribuer à un développement économique durable dans l’équité du genre.

Selon Yao Goré, conseiller technique au ministère de la Femme, de la Famille et de l’Enfant, représentant la ministre Bakayoko Ly-Ramata, ces résultats sont très attendus par son ministère qui entend en faire un document d’orientation voire un référentiel. « Le Ministère veut faire de l’entrepreneuriat féminin le socle du social en Côte d’Ivoire (…) En travaillant pour un entrepreneuriat féminin hardi, nous travaillerons pour l’essor d’un entrepreneuriat plus social dans la durée… », a-t-il affirmé.

Il faut souligner que l’étude a été menée précisément dans huit localités, à savoir Korhogo et Sinématiali (Poro); Bouaké et Brobo (Gbêkê); Abobo et Songon (District autonome d’Abidjan); Man et Sipilou (Tonkpi). Des résultats de ces études, il ressort que sur les 18 filières identifiées par zone et exercées par les femmes, trois sont prometteuses dans les secteurs de la production vivrière, des ressources animales et halieutiques, ainsi que de l’artisanat.

Il faut souligner que l’analyse synthétique de la classification liste, par ordre d’importance, le manioc, le riz et la tomate pour la production vivrière; la volaille traditionnelle, la volaille moderne et le porc, au titre de l’élevage; la couture, la coiffure et la restauration, pour l’artisanat.

L’étude a recommandé, entre autres, l’alphabétisation fonctionnelle, la sensibilisation à la bancarisation, l’appui à la formalisation des artisans, le développement des actions de suivi-coaching, la formation à la gestion technico-économique.

Source: Fratmatinfo